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Le recrutement des cadres et des ingénieurs fortement impacté par la crise

août 20th, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Les indicateurs mensuels de l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres) relatifs à la diffusion des offres d’emplois cadres sur Internet prouvent une fois encore la réalité de la crise.
En juillet dernier, c’est une baisse de plus de 30% de ces offres d’emplois qui a été relevée par rapport à juillet 2008, et de près de 50% dans les fonctions techniques.

APEC

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Plus inquiétant encore, les secteurs d’activité jusqu’alors relativement épargnés, tels que l’informatique et la recherche et développement (R&D), sont désormais affectés ; notamment à cause du recul des investissements privés qui freine l’embauche. « La baisse est généralisée et affecte toutes les fonctions (techniques, commerciales, juridiques, etc…) », regrette Jacky Chatelain, directeur général de l’APEC, dans le Parisien.

C’est donc le 7ème mois consécutif de baisse. Et une seule entreprise sur trois envisage de recruter un ou plusieurs cadres / ingénieurs dans les prochains mois. Cette conjoncture ferait rétrocéder le niveau d’embauches à 2005.
Ainsi d’ici fin 2009, les prévisions ne tablent que sur 200.000 offres cette année au lieu de 300.000 en 2008 : soit un tiers de moins !

L’informatique enregistre un net repli (- 42 %), que cela concerne l’informatique industrielle (- 34 %)  ou l’informatique de gestion (- 44 %).

La forte régression depuis le début de 2009 des services techniques (- 40%)  se confirme elle aussi, notamment dans les fonctions de méthodes, contrôle, qualité (- 53 %) et la recherche et développement (- 31%).

C’est donc l’ensemble des activités et des fonctions traditionnellement destinés aux ingénieurs qui semble aujourd’hui le plus éprouvé. Seuls les postes de direction générale, la santé, le social et la culture hissent la tête hors de l’eau, grâce aux investissements publics consolidés dans ces secteurs.

Ainsi Jacky Chatelain prône quelques recommandations : « Ne pas réfléchir en termes de secteurs mais plutôt identifier les entreprises qui recrutent. De grands groupes comme Total et ses concurrents investissent actuellement dans les énergies renouvelables. Du fait de leur pyramide des âges, la banque et l’assurance embauchent, ainsi que la grande distribution ».

Rentrée laborieuse pour les jeunes diplômés

août 17th, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Photo : Ajtme

Photo : Ajtme

C’est malheureusement un constat récurant : dès que la conjoncture est difficile, les jeunes diplômés sont les premiers à en payer le prix ! Et la rentrée 2009 ne fera pas exception à en croire l’APEC (Association pour l’Emploi des Cadres) qui constate déjà sur le 1er semestre 2009 une baisse de 52 % sur l’embauche des jeunes cadres informaticiens, flexion qui devrait se confirmer les 2 derniers trimestres de l’année selon ses prévisions.

Avec des offres en constante diminution, Pierre Lamblin, directeur des études de l’APEC, craint que le phénomène s’amplifie : « La crise a pris au dépourvu les diplômés de 2008 qui avaient repoussé leur recherche d’emploi à octobre-novembre. Et comme la promotion 2009 a, de son côté, anticipé la sienne en mars-avril, ils devraient se retrouver en concurrence en septembre. »
Inquiétude confirmée par Damien Leblond, directeur associé du Cabinet Selescope : « Nos clients freinent le recrutement de jeunes diplômés, dont la montée en puissance prend du temps, au profit de profils expérimentés voire très seniors. Des managers, des directeurs de projet ayant quinze ou vingt ans d’expérience, des valeurs sûres au ROI rapide. »

Bien que les chiffres et les commentaires soient souvent alarmistes ; sur le terrain la situation des jeunes diplômés est en fait moins désespérée, et les SSII gardent de bonnes relations avec les grandes écoles.
Ainsi Jean-Marie Simon, DRH d’Atos Origin, affirme qu’une « SSII ne peut se couper de jeunes talents surtout dans la période de rupture technologique actuelle. Car il faut d’ores et déjà préparer la sortie de crise. »
Atos Origin recrutera donc cette année 700 collaborateurs – contre 2.000 il est vrai les années précédentes – et un tiers de ces recrutements concernera de jeunes diplômés. L’entreprise offrira également 200 postes en apprentissage ou en contrat d’alternance et 500 stages sur la France.

Il en va de même dans la plupart des grandes SSII françaises dont l’activité porte principalement sur des services engendrant le placement de jeunes diplômés chez leurs clients, et non uniquement sur l’assistante technique comme pour les petites SSII.
Ces nouveaux recrutés devront cependant se montrer modestes et rester vigilants… Une baisse du salaires à l’embauche de 5 à 10 % est à prévoir et les ruptures de période d’essai risquent de se multiplier.

L’heure n’est donc pas au découragement total, comme le confirme Jean-Marie Simon : « Les diplômés de 2009 devront, c’est vrai, être plus patients que leurs aînés. La période est délicate. La crise va durer quelques mois encore pour une amélioration attendue en 2010. A moyen terme, la rupture technologique actuelle leur offrira un futur encore plus ouvert. »

  • Pour plus d’informations, retrouvez l’enquête complète sur la « Rentrée 2009 » menée par 01Net Pro.

La situation des ingénieurs se précarise : baisse de salaire et hausse du chômage

août 4th, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur, Opinion par Lola Marc - Webmestre

Le CNISF vient de publier sa 20ème enquête sur la situation des ingénieurs. Une situation qui tend à se précariser en 2009. 42.000 ingénieurs issus des 116 principales écoles d’ingénieurs ont répondu au questionnaire général et près de 26.000 à la partie consacrée à la crise économique.

L’AFP, Ouest France et le Figaro annoncent une baisse de salaire et une augmentation du chômage. État des lieux.

Inquiétudes et difficultés accrues pour les jeunes diplômés

12% des ingénieurs interrogés en mars 2009 craignent de perdre leur emploi. Cependant ce chiffre est à replacer dans un contexte de chômage ou seulement 3,4% dans cette population serait concernée fin décembre 2008.

Ce sont encore une fois les jeunes diplômés qui se retrouveraient en situation de précarité accrue.

Près de 10% d’entre eux étaient à la recherche d’un emploi en mars 2009, contre 4% un an avant. Exit donc les années ou 90% des ingénieurs de certaines promotions étaient déjà embauchés avant la fin de leur dernière année.

Un salaire médian en baisse

Côté salaire, un ingénieur sur dix aurait vu ses revenus baisser avec la crise économique (Sources : AFP, Le Figaro, Ouest France, CNISF). Cette diminution de salaire peut parfois être reliée à une situation de chômage partiel ou d’inter-contrat. Pour les ingénieurs embauchés au sein des société de services de type SSII, l’inter contrat est cette période pendant laquelle un ingénieur est sans mission. Il peut être amené à travailler en agence ou à rester chez lui.

Pour la première fois depuis de nombreuses années de hausse consécutive, le salaire brut médian annuel annoncé par les ingénieurs interrogés dans le cadre de l’enquête du CNISF aurait légèrement baissé à 52.000 € en 2008, contre 52.500 € en 2007. L’application de comparaison du salaire des ingénieurs lancée par Jobingénieur il y a de cela quelques semaines révèle un salaire médian bien inférieur, situé autour de 44.000 € et à 53.000 € avec plus de 10 années d’expérience.

http://www.jobingenieur.com/-salaire-ingenieur

« Dans la mesure où la nature des revenus n’était pas spécifiée, il se peut que la baisse des rémunérations des actions, obligations et autres actifs financiers y ait également contribué », précise l’étude du CNISF.

32% des ingénieurs sont employés dans des entreprises qui ont gelé les salaires, 28% travaillent dans des entreprises qui ont, ou vont, réduire leurs effectifs, et 28% dans des entreprises qui ont réduit leur recours aux intérimaires et sous-traitants.

Les RTTs, l’inter-contrat et le chômage partiel sont autant de tampons que les économistes pessimistes perçoivent comme un préambule à une seconde vague de licenciement à venir en septembre 2009. Les plus optimistes perçoivent au contraire ces leviers comme ayant permis d’éviter le pire en matière de destruction d’emplois cadres.

Sources

La 20ème enquête socio-économique sur la situation des ingénieurs a été réalisée en mars 2009 par l’Observatoire des ingénieurs du CNISF, Conseil national des ingénieurs et des scientifiques de France.

Les associations d’ingénieurs diplômés ont invité leurs adhérents à consacrer une trentaine de minutes pour répondre au questionnaire et c’est près de 50.000 réponses qui ont été validées.

Plan d’urgence du Pôle Emploi : 320 000 chômeurs confiés au secteur privé

juillet 22nd, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Le Pôle Emploi ne parvient pas à faire face à l’afflux des chômeurs qui ne cesse d’augmenter avec la crise. Dès la rentrée, l’accompagnement de 320.000 chômeurs sera confié à des opérateurs privés.

Pôle EmploiLa vague de licenciements économiques qui frappe la France depuis le début de la crise a submergé le Pôle Emploi.

L’organisme déjà affaibli par la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC ne parvient plus à faire face à l’afflux de chômeurs qui ne cesse d’augmenter avec la crise. Le Pôle Emploi est débordé. Manque d’effectifs, manque de formation des personnels, les fruits de la réforme sont loin de faire l’unanimité.

Laurent Wauquiez, le Secrétaire d’Etat à l’emploi, doit faire le point aujourd’hui sur cette réforme et les mesures à prendre d’urgence pour la rentrée. Tous les professionnels s’accordent à dire qu’une seconde vague de demandeurs d’emploi est à prévoir, accrue par de nouveaux licenciements et l’arrivée sur le marché de l’emploi de jeunes diplômés aussi en difficulté. Selon Wikipedia, suite à la crise financière de 2008, l’Europe comptera 26,5 millions de personnes privées d’emploi en 2010, soit 11,5 % de la population active, contre environ 10 % aux Etats-Unis.

Ce matin mardi 21 juillet 2009, Le Figaro, Le Nouvel Obs, France Info ou encore les Echos relatent le « plan d’urgence » annoncé par Laurent Wauquiez. Un seul chiffre semble confirmé : dès la rentrée, l’accompagnement de 320.000 chômeurs sera confié à des opérateurs privés. L’appel d’offres a été lancé fin mars. Le Pôle Emploi et les partenaires sociaux devraient déterminer aujourd’hui les opérateurs retenus parmi la quinzaine de candidats (BPI, Altédia, Ingeus, Adecco, etc…). Ce plan d’urgence devrait courir jusqu’en 2011 au moins. Pour les opérateurs retenus, c’est un marché de plusieurs centaines de millions d’euros.

LesEchos.Fr : «Les opérateurs privés se verront confier au fil de l’eau, d’ici à fin 2011, voire 2012 si nécessaire, le suivi de 320.000 demandeurs d’emploi, répartis en deux lots principaux, déclinés ensuite par bassin d’emploi. Le premier lot concernera 150.000 licenciés économiques, dont l’ensemble des bénéficiaires de la convention de reclassement personnalisé (66.900 fin mai) [].»

Parallèlement le Pôle Emploi devra recruter pour parvenir à remplir sa mission d’accompagnement. France Info annonce la création de 1.840 postes de conseillers Pôle Emploi chargés de recevoir les demandeurs d’emplois et de 500 personnes pour de nouvelles plateformes téléphoniques.

Jobingénieur – 21/07/09

Plan de relance : les 9 propositions du CNISF

juillet 17th, 2009 dans Le Mag de Jobingénieur, Opinion par Lola Marc - Webmestre

plan de relanceEn réponse au Plan de relance du Gouvernement, les Ingénieurs et Scientifiques de France ont développé 9 propositions concrètes en faveur de l’emploi, du développement durable et de l’amélioration de la compétitivité de l’économie française.

Selon le CNISF – Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France, si le Plan de relance du Gouvernement peut soutenir le maintien ou la création d’emplois dans les PME et les TPE, il reste malheureusement trop axé sur des domaines d’activité classiques : infrastructures de transport, bâtiments publics, quelques très grands équipements de recherche…, et ne prend pas suffisamment en considération pas d’autres secteurs émergents qui favoriseraient pourtant le développement durable et la compétitivité de l’économie française.

Ces domaines innovants concernent l’eau, l’assainissement, la gestion des déchets, les énergies renouvelables, le logement, les nouveaux produits et usages de l’automobile, la prévention des risques naturels dans les territoires, le soutien aux technologies de l’information et de la communication, à l’innovation civile et militaire, et enfin les équipements de recherche de taille moyenne.

A travers ses 9 propositions, le CNISF défend l’idée que l’État pourrait favoriser « la création d’emplois qualifiés pour une France plus compétitive », s’il décidait de prendre des résolutions dans ces domaines.

1. L’innovation : prioritaire en période de crise pour appréhender l’avenir, en favorisant l’émergence de start up (crédits ANR, OSEO, l’ADEME…), et en confortant la solidité financière des PME afin de faciliter leur développement et le recrutement.

2. La recherche et le développement : en étendant le financement du Plan de relance à des équipements de taille moyenne notamment dans les domaines de la biologie, de la santé et de l’énergie.

3. La formation : fondamentale pour la création d’emplois qualifiés et adaptés aux mutations techniques dans les domaines du développement durable et du bâtiment (chauffage, isolation, rénovation, constructions neuves à basse énergie et à énergie positive).

4. Les énergies renouvelables : un objectif prioritaire, notamment pour le solaire, la ressource bois  – abondante en France, la cogénération, la géothermie et les pompes à chaleur.

5. L’eau et l’assainissement : deux domaines où les besoins sont conséquents et qui nécessitent d’une part d’en protéger les ressources et d’autre part de mettre à niveau les réseaux d’assainissement.

6. Les déchets : la limitation progressive des décharges imposant d’accélérer le développement de la gestion des déchets et le recyclage des matériaux et des équipements.

7. Les TIC : à travers la mise en œuvre des réseaux à très haut débit afin de favoriser l’accroissement de compétitivité économique des PME en particulier.

8. Le changement climatique : sur lequel il est impératif de limiter les effets de notre quotidien, dont les  impacts (tempêtes, inondations) démontrent à l’évidence la nécessité d’une phase de « reconstruction »  sécurisée et adaptée aux évolutions prévisibles du climat.

9. L’automobile : que les français jugent de plus en plus inadaptée à leur mode de vie, et dont l’expérimentation de nouveaux modes d’usage et de technologies, assorties de services de mobilité et de gestion de l’espace collectif, doit être encouragée.

Retrouvez le dossier complet relatifs aux 9 propositions concrètes du CNISF.

Sondage sur l’emploi des ingénieurs et la crise

mars 13th, 2009 dans Emploi, Opinion par Lola Marc - Webmestre

Ingénieurs, à vous la parole : la crise affecte-t-elle votre situation professionnelle ? Participez au sondage en ligne de Jobingénieur et laissez un commentaire.

Le 5 Mars 2009, 93 ingénieurs avaient répondu. Une majorité de votants révèlent déjà subir les conséquences de la crise. Nous ne nous attendions pas à une telle proportion d’ingénieurs directement concernés.

Votez et consultez les résultats du sondage sur Jobingénieur !