Le Blog

Table ronde « Energie, écologie, développement durable »

janvier 25th, 2010 dans Agenda, Innovation, Technicien.com par Lola Marc - Webmestre

Dans le cadre du Forum franco-russe des étudiants pour l’Année « France-Russie 2010 », les 25 et 26 janvier 2010, l’Université Paris-Dauphine organise en partenariat avec l’Université d’état d’économie et de finances de Saint Petersbourg et l’Université Pierre Mendès France de Grenoble (UPMF) une table ronde intitulée « Energie, écologie, développement durable », mardi 26 janvier prochain, de 10h00 à 12h00, à l’Université Paris-Dauphine.

A partir d’une étude comparée de la situation énergétique en France et en Russie présentée par des étudiants russes et français (conférence de 10h30 à 11h00), les intervenants s’attacheront à comprendre et à analyser la notion d’efficience énergétique, les politiques énergétiques dans les deux pays, les facteurs économiques et industriels déterminant la formation de la demande de ressources énergétiques des acteurs nationaux, les difficultés à atteindre l’efficience énergétique au niveau national et les moyens de les surmonter.

La deuxième partie de la table ronde intitulée « La coopération des acteurs dans le secteur énergétique et son effet social » (de 11h00 à 11h30) s’attachera à présenter les acteurs du domaine de l’énergie, leurs fonctions, comportements et coopération, la dimension internationale à travers les impacts des accords internationaux sur les stratégies des acteurs, les projets franco-russe dans le secteur de l’énergie et des exemples pratiques : le projet Energie d’un quartier nouveau du quartier Bonne à Grenoble.

Programme

Ingénieur vert : un métier d’avenir

juin 17th, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Les bons résultats des listes écologistes le 07 juin dernier prouvent l’intérêt grandissant des euro-citoyens pour les problématiques liées au développement durable. Ainsi l’ingénieur vert, longtemps considéré comme la bête noire de l’entreprise, trouverait enfin sa juste place dans nos sociétés.
Photo : Vincent Montibus

Jusque dans les années 80, l’ingénieur environnement était le plus souvent jugé comme un militant farfelu qui, en parlant de pollution, freinait la production de l’entreprise.
Dans les années 90, avec les conférences de Stockholm, puis de Rio, apparaît le concept de développement durable ; il devient alors un alibi pour la bonne image de l’entreprise.
Depuis la dernière décennie, l’ingénieur environnement est devenu un métier à part entière, même si sa marge de manœuvre varie selon la taille de l’entreprise et le secteur d’activité.

Sur Actu-Environnement, Sébastien DESILLONS, chef du service régional de l’environnement industriel de la DRIRE Ile-de-France, déclarait récemment : « L’environnement est pris très au sérieux par les chefs d’entreprise. Cependant, la position de l’ingénieur environnement dans l’organigramme est liée à la personnalité du dirigeant, à sa sensibilité. Mais malgré le contexte économique actuel, la tendance de fond est là. Sur le long terme, cette fonction s’imposera. L’augmentation de la réglementation, les attentes sociétales y seront pour beaucoup. Aujourd’hui, on ne peut pas faire d’économies sur cette fonction, il y a des lois, des tribunaux. Le procès de l’Erika et la responsabilité de Total sont la preuve de cette évolution sociétale. »

Pour autant, le rôle de l’ingénieur environnement mène encore souvent à la schizophrénie. Pris entre plusieurs feux, ceux de l’entreprise mais aussi ceux de l’environnement, l’ingénieur vert doit faire preuve d’un grand sens du compromis. Ses choix sont à la fois dictés par des enjeux économiques, environnementaux et sociaux, car tout projet industriel ou ouvrage d’ingénierie ont des répercussions sur la population, les écosystèmes et les générations futures.
De l’aéronautique à l’informatique, de l’électroménager à l’industrie pharmaceutique, l’ingénieur d’aujourd’hui doit restreindre les effets des produits qu’il conçoit sur l’environnement, et ce durant toute leur durée de vie : depuis l’extraction de la matière première jusqu’à leur recyclage.

De nombreux experts et économistes s’accordent à dire que l’extension des énergies renouvelables et les concepts de développement durable seront les nouveaux moteurs de la relance économique ; et les élèves-ingénieurs qui sont en capacité d’intégrer ces concepts partent en tête sur le marché de l’emploi de demain.

Cette alternative se confirme avec la Commission Européenne qui s’est fixée un objectif de 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020, ce qui devrait favoriser, selon une étude récente, la création de 410 000 postes supplémentaires dans la filière. Le secteur des énergies renouvelables atteindrait alors les 2,8 millions d’emplois, pour une valeur ajoutée égale à 1,1 % du PIB de l’Union Européenne.

Et Andris PIEBALGS, Commissaire européen en charge de l’énergie, de préciser sur le site du Journal du Développement Durable : cette étude est « la preuve que les bénéfices des énergies renouvelables au niveau de la sécurité des approvisionnements et de la lutte contre le changement climatique peuvent aller de pair avec les avantages économiques. »

Pour compléter cette information, rendez-vous sur le site de l’AFITE – Association Française des Ingénieurs et Techniciens de l’Environnement.

Et retrouvez toutes les offres d’emploi liées à l’environnement sur Jobingénieur.