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Chat Ingénieurs et Techniciens avec EDF, Systra et Altelios

septembre 27th, 2011 dans Agenda, Emploi, Opinion, salaire, Salons par Lola Marc - Webmestre

A partir de 18h aujourd’hui, rendez-vous sur ce chat pour poser vos questions aux recruteurs d’EDF, Systra et Altelios : http://stepstone.canalchat.fr/2011/6/

Projet de loi sur l’environnement : propositions des ingénieurs et scientifiques (CNISF)

juillet 10th, 2009 dans Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

CNISFSuite au Grenelle de l’Environnement et au projet de loi portant sur l’engagement national pour l’environnement, le CNISF se positionne et propose des amendements au projet de loi : http://cnisf.org.

Propositions des Ingénieurs et Scientifiques de France concernant le projet de loi portant engagement national pour l’environnement

Le projet de loi reprend fidèlement les orientations principales proposées par les divers COMOP du Grenelle de l’Environnement, mais il n’est pas satisfaisant, car il conduit à un empilement de procédures ne facilitant pas la compréhension par les citoyens ni l’application par les élus et les administrations (Etat et Régions).

I) Commentaires généraux :

1) Le projet de loi couvre un champ très vaste et il est donc complexe.
Il modifie en particulier les codes de l’urbanisme, de la construction, de l’environnement et des collectivités territoriales. Il crée de nouveaux documents juridiques, les plans régionaux climat, de l’air et de l’énergie et les plans territoriaux correspondants, des schémas régionaux de cohérence écologique auxquels correspondent des schémas locaux. A l’interpénétration entre les dispositifs du code l’urbanisme du Titre I et ceux du code de l’environnement du Titre III, s’ajoute l’empilement des divers plans et schémas à tous les échelons territoriaux : plans locaux de l’habitat, plans de déplacements urbains, schéma de développement commercial, plans énergie –climat, plan de protection de l’atmosphère, plans locaux de l’urbanisme intercommunaux, zones de développement de l’éolien, etc… Cette situation ne facilite ni la mise en cohérence des documents et leur application par les élus locaux, ni la compréhension par les citoyens du contexte législatif dans lequel ils évoluent.
Les Ingénieurs et Scientifiques de France proposent :

  • La codification des codes modifiés, comme précisé à l’article 102 pour le code de l’environnement dans un délai précisé, et surtout simplification pour rendre lisibles les textes par les élus et fonctionnaires d’Etat et territoriaux, chargés de l’application, ainsi que pour les citoyens,
  • L’intégration des plans territoriaux climat‐énergie dans les documents d’urbanisme, SCOT, PLU et PDU, pour éviter l’empilement de textes non coordonnés entre eux.
  • La vérification de la cohérence entre les divers codes.

2) Le projet de loi doit être précisé par de très nombreux décrets, aussi peut‐on s’interroger sur la compatibilité des délais de leur publication avec les objectifs 2010 et 2020 affichés dans la loi programme.
Les Ingénieurs et Scientifiques de France demandent que le projet de loi fixe des délais dans ses dispositions finales ou qu’un compte‐rendu soit présenté par le gouvernement dans l’année qui suit la promulgation de la loi.

3) La généralisation des diagnostics et bilans énergétiques, le développement du champ des enquêtes publiques supposent que les experts en charge, diagnostiqueurs et commissaires – enquêteurs, reçoivent une formation spécifique approfondie pour mener leurs missions de la meilleure manière.
Les Ingénieurs et Scientifiques de France attirent l’attention sur le manque de professeurs dans les filières professionnelles du bâtiment, et souhaitent que le projet de loi précise que ces experts devront recevoir une formation et être agréés par l’autorité ou certifiés après leur formation.

II) Propositions des Ingénieurs et Scientifiques de France sur des points particuliers qui devraient être à l’origine d’amendements au projet de loi :

  • Au titre I, article 2, ne serait‐il pas souhaitable d’inciter plus fortement les propriétaires privés à effectuer des travaux d’économies d’énergie sans fixer de norme précise ? Une expertise pour conseiller les propriétaires privés pourrait être apportée par un réseau développé par le MEEDAT et l’ADEME. Cette organisation ne relevant pas du domaine législatif pourrait cependant être mentionnée dans l’exposé des motifs. Il est proposé d’ajouter une obligation d’effectuer des travaux d’économies d’énergie dans les bâtiments d’habitation privés chaque fois qu’un ravalement ou une modernisation de chauffage sont décidés.
  • Au titre I, avant l’article 3, il paraît souhaitable d’introduire un article pour ne pas interdire dans les marchés publics la passation de contrats de performances énergétiques globaux incluant la totalité de la prestation depuis la conception jusqu’à la réalisation et la maintenance. Il est proposé de définir dans la loi le contenu du contrat de performances énergétiques pour ce qui concerne les marchés publics.
  • Au titre I, article 4 modifiant l’article L.111‐6‐1, on ne comprend pas bien pourquoi est mentionné seulement le dispositif individuel. Il est proposé d’ajouter « et collectif » après individuel.
  • Au titre I, article 9, les divers documents mentionnés font en grande partie double emploi avec les documents d’urbanisme existants (SCOT, PLU et PDU notamment) ; il serait indispensable de prévoir les liens entre ces divers documents conformément à la remarque faite en 2) ci‐dessus. Il est proposé d’indiquer que les documents d’urbanisme comportent un volet climat‐énergie.
  • Au titre I, article 11, modifiant l’article L.128‐1 du code de l’urbanisme, il est prévu en plus des dérogations de densité, une dérogation visant le gabarit ; cette dérogation est dangereuse, car elle peut conduire à des constructions ne s’intégrant pas dans le voisinage. Il est proposé de supprimer toute mention de gabarit.
  • Au titre I, article 11, la rédaction ne prend pas en compte les réseaux urbains de chaleur. Il est proposé d’ajouter à l’énumération « ou raccordé à un réseau de chaleur »
  • Au titre II, article 16, 2°), est mentionnée parmi les missions des AOT la mise à disposition de bicyclettes pour une durée limitée ; d’autres services peuvent être proposés ; il paraît souhaitable d’élargir la formulation. Il est proposé de remplacer par « y compris l’organisation de services de mobilité destinés à faciliter les déplacements par tous moyens de transport individuels et collectifs et assurer leur intégration ».
  • Au titre II, on peut regretter que la question du péage urbain ne soit pas traitée ainsi que d’une façon plus générale la question du financement des transports collectifs tant en province qu’en Ile de France. Il s’agit non seulement du financement de leurs investissements mais également de celui de leur fonctionnement. Il est proposé qu’à l’occasion du vote de la loi, le Parlement demande au gouvernement de réunir les partenaires concernés (AOT, départements, régions, représentants des exploitants et SNCF) pour définir en commun des propositions fixant un cadre financier à moyen terme.

Ingénieur vert : un métier d’avenir

juin 17th, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Les bons résultats des listes écologistes le 07 juin dernier prouvent l’intérêt grandissant des euro-citoyens pour les problématiques liées au développement durable. Ainsi l’ingénieur vert, longtemps considéré comme la bête noire de l’entreprise, trouverait enfin sa juste place dans nos sociétés.
Photo : Vincent Montibus

Jusque dans les années 80, l’ingénieur environnement était le plus souvent jugé comme un militant farfelu qui, en parlant de pollution, freinait la production de l’entreprise.
Dans les années 90, avec les conférences de Stockholm, puis de Rio, apparaît le concept de développement durable ; il devient alors un alibi pour la bonne image de l’entreprise.
Depuis la dernière décennie, l’ingénieur environnement est devenu un métier à part entière, même si sa marge de manœuvre varie selon la taille de l’entreprise et le secteur d’activité.

Sur Actu-Environnement, Sébastien DESILLONS, chef du service régional de l’environnement industriel de la DRIRE Ile-de-France, déclarait récemment : « L’environnement est pris très au sérieux par les chefs d’entreprise. Cependant, la position de l’ingénieur environnement dans l’organigramme est liée à la personnalité du dirigeant, à sa sensibilité. Mais malgré le contexte économique actuel, la tendance de fond est là. Sur le long terme, cette fonction s’imposera. L’augmentation de la réglementation, les attentes sociétales y seront pour beaucoup. Aujourd’hui, on ne peut pas faire d’économies sur cette fonction, il y a des lois, des tribunaux. Le procès de l’Erika et la responsabilité de Total sont la preuve de cette évolution sociétale. »

Pour autant, le rôle de l’ingénieur environnement mène encore souvent à la schizophrénie. Pris entre plusieurs feux, ceux de l’entreprise mais aussi ceux de l’environnement, l’ingénieur vert doit faire preuve d’un grand sens du compromis. Ses choix sont à la fois dictés par des enjeux économiques, environnementaux et sociaux, car tout projet industriel ou ouvrage d’ingénierie ont des répercussions sur la population, les écosystèmes et les générations futures.
De l’aéronautique à l’informatique, de l’électroménager à l’industrie pharmaceutique, l’ingénieur d’aujourd’hui doit restreindre les effets des produits qu’il conçoit sur l’environnement, et ce durant toute leur durée de vie : depuis l’extraction de la matière première jusqu’à leur recyclage.

De nombreux experts et économistes s’accordent à dire que l’extension des énergies renouvelables et les concepts de développement durable seront les nouveaux moteurs de la relance économique ; et les élèves-ingénieurs qui sont en capacité d’intégrer ces concepts partent en tête sur le marché de l’emploi de demain.

Cette alternative se confirme avec la Commission Européenne qui s’est fixée un objectif de 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020, ce qui devrait favoriser, selon une étude récente, la création de 410 000 postes supplémentaires dans la filière. Le secteur des énergies renouvelables atteindrait alors les 2,8 millions d’emplois, pour une valeur ajoutée égale à 1,1 % du PIB de l’Union Européenne.

Et Andris PIEBALGS, Commissaire européen en charge de l’énergie, de préciser sur le site du Journal du Développement Durable : cette étude est « la preuve que les bénéfices des énergies renouvelables au niveau de la sécurité des approvisionnements et de la lutte contre le changement climatique peuvent aller de pair avec les avantages économiques. »

Pour compléter cette information, rendez-vous sur le site de l’AFITE – Association Française des Ingénieurs et Techniciens de l’Environnement.

Et retrouvez toutes les offres d’emploi liées à l’environnement sur Jobingénieur.