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«L’après crise : une Économie d’ingénieur ?» Colloque le Jeudi 8 Octobre 2009 au SENAT

septembre 7th, 2009 dans Ecoles d'ingénieurs, Salons par Lola Marc - Webmestre

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Le Conseil National des Ingénieurs et des Scientifiques de France en partenariat avec le Bureau National des Eleves Ingénieurs organise un colloque au Sénat début octobre.

«L’après crise : une Économie d’ingénieur ?» Colloque le Jeudi 8 Octobre 2009 au SENAT
sous le haut patronage de Monsieur François Fillon, Premier ministre

Pourquoi un colloque au Sénat, le 8 octobre sur « L’après-crise : une économie d’ingénieur ? » ?

Noël Clavelloux, président du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France nous présente les 3 objectifs de l’événement.

Objectifs du colloque

Objectifs du colloque

Deux tables rondes, animées par Jean Claude Levandowski, rédacteur en chef aux Echos, structureront ce colloque.

L’ingénieur et l’innovation

Depuis quelques années on parle beaucoup de l’innovation.

Pour trop de personnes l’innovation se situe presque exclusivement au niveau de la recherche amont, alors que l’innovation, synonyme de progrès, doit être présente dans toutes les étapes de conception, de développement, de réalisation, de vente des services, des produits et des systèmes.

Sans innovation à tous ces stades il n’y a pas de croissance compétitive.

Dans tout ce processus complexe, l’ingénieur, quelle que soit sa spécialité joue un rôle fondamental et la nécessité d’innover s’impose à lui en permanence.

La recherche de solutions nouvelles, performantes et compétitives pour répondre à des besoins spécifiques nécessite la participation de nombreux acteurs, de spécialités différentes, et donc la capacité de travailler en équipe et de savoir les animer et les mobiliser.

Les jeunes élèves ingénieurs et les ingénieurs présents à ce colloque doivent en sortir convaincus et motivés car sans succès de nos actions innovantes il n’y aura pas de croissance et pas d’avenir pour notre économie.

Pour les décideurs présents à ce colloque, qui ne seraient pas familiers avec le monde de l’entreprise, nous voulons leur montrer que l’investissement dans la recherche est nécessaire mais pas suffisant.

Enfin soulignons la nécessité pour les Universités, les Ecoles d’ingénieurs et l’industrie de se motiver pour travailler en équipe.

ATTENTION : INSCRIPTION OBLIGATOIRE
Informations/Inscriptions : http://ingenieurdemain.cnisf.org

Le recrutement des cadres et des ingénieurs fortement impacté par la crise

août 20th, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Les indicateurs mensuels de l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres) relatifs à la diffusion des offres d’emplois cadres sur Internet prouvent une fois encore la réalité de la crise.
En juillet dernier, c’est une baisse de plus de 30% de ces offres d’emplois qui a été relevée par rapport à juillet 2008, et de près de 50% dans les fonctions techniques.

APEC

APEC

Plus inquiétant encore, les secteurs d’activité jusqu’alors relativement épargnés, tels que l’informatique et la recherche et développement (R&D), sont désormais affectés ; notamment à cause du recul des investissements privés qui freine l’embauche. « La baisse est généralisée et affecte toutes les fonctions (techniques, commerciales, juridiques, etc…) », regrette Jacky Chatelain, directeur général de l’APEC, dans le Parisien.

C’est donc le 7ème mois consécutif de baisse. Et une seule entreprise sur trois envisage de recruter un ou plusieurs cadres / ingénieurs dans les prochains mois. Cette conjoncture ferait rétrocéder le niveau d’embauches à 2005.
Ainsi d’ici fin 2009, les prévisions ne tablent que sur 200.000 offres cette année au lieu de 300.000 en 2008 : soit un tiers de moins !

L’informatique enregistre un net repli (- 42 %), que cela concerne l’informatique industrielle (- 34 %)  ou l’informatique de gestion (- 44 %).

La forte régression depuis le début de 2009 des services techniques (- 40%)  se confirme elle aussi, notamment dans les fonctions de méthodes, contrôle, qualité (- 53 %) et la recherche et développement (- 31%).

C’est donc l’ensemble des activités et des fonctions traditionnellement destinés aux ingénieurs qui semble aujourd’hui le plus éprouvé. Seuls les postes de direction générale, la santé, le social et la culture hissent la tête hors de l’eau, grâce aux investissements publics consolidés dans ces secteurs.

Ainsi Jacky Chatelain prône quelques recommandations : « Ne pas réfléchir en termes de secteurs mais plutôt identifier les entreprises qui recrutent. De grands groupes comme Total et ses concurrents investissent actuellement dans les énergies renouvelables. Du fait de leur pyramide des âges, la banque et l’assurance embauchent, ainsi que la grande distribution ».

Plan de relance : les 9 propositions du CNISF

juillet 17th, 2009 dans Le Mag de Jobingénieur, Opinion par Lola Marc - Webmestre

plan de relanceEn réponse au Plan de relance du Gouvernement, les Ingénieurs et Scientifiques de France ont développé 9 propositions concrètes en faveur de l’emploi, du développement durable et de l’amélioration de la compétitivité de l’économie française.

Selon le CNISF – Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France, si le Plan de relance du Gouvernement peut soutenir le maintien ou la création d’emplois dans les PME et les TPE, il reste malheureusement trop axé sur des domaines d’activité classiques : infrastructures de transport, bâtiments publics, quelques très grands équipements de recherche…, et ne prend pas suffisamment en considération pas d’autres secteurs émergents qui favoriseraient pourtant le développement durable et la compétitivité de l’économie française.

Ces domaines innovants concernent l’eau, l’assainissement, la gestion des déchets, les énergies renouvelables, le logement, les nouveaux produits et usages de l’automobile, la prévention des risques naturels dans les territoires, le soutien aux technologies de l’information et de la communication, à l’innovation civile et militaire, et enfin les équipements de recherche de taille moyenne.

A travers ses 9 propositions, le CNISF défend l’idée que l’État pourrait favoriser « la création d’emplois qualifiés pour une France plus compétitive », s’il décidait de prendre des résolutions dans ces domaines.

1. L’innovation : prioritaire en période de crise pour appréhender l’avenir, en favorisant l’émergence de start up (crédits ANR, OSEO, l’ADEME…), et en confortant la solidité financière des PME afin de faciliter leur développement et le recrutement.

2. La recherche et le développement : en étendant le financement du Plan de relance à des équipements de taille moyenne notamment dans les domaines de la biologie, de la santé et de l’énergie.

3. La formation : fondamentale pour la création d’emplois qualifiés et adaptés aux mutations techniques dans les domaines du développement durable et du bâtiment (chauffage, isolation, rénovation, constructions neuves à basse énergie et à énergie positive).

4. Les énergies renouvelables : un objectif prioritaire, notamment pour le solaire, la ressource bois  – abondante en France, la cogénération, la géothermie et les pompes à chaleur.

5. L’eau et l’assainissement : deux domaines où les besoins sont conséquents et qui nécessitent d’une part d’en protéger les ressources et d’autre part de mettre à niveau les réseaux d’assainissement.

6. Les déchets : la limitation progressive des décharges imposant d’accélérer le développement de la gestion des déchets et le recyclage des matériaux et des équipements.

7. Les TIC : à travers la mise en œuvre des réseaux à très haut débit afin de favoriser l’accroissement de compétitivité économique des PME en particulier.

8. Le changement climatique : sur lequel il est impératif de limiter les effets de notre quotidien, dont les  impacts (tempêtes, inondations) démontrent à l’évidence la nécessité d’une phase de « reconstruction »  sécurisée et adaptée aux évolutions prévisibles du climat.

9. L’automobile : que les français jugent de plus en plus inadaptée à leur mode de vie, et dont l’expérimentation de nouveaux modes d’usage et de technologies, assorties de services de mobilité et de gestion de l’espace collectif, doit être encouragée.

Retrouvez le dossier complet relatifs aux 9 propositions concrètes du CNISF.

Les ingénieurs et l’éthique

juillet 10th, 2009 dans Le Mag de Jobingénieur, Opinion par Lola Marc - Webmestre

Chacun se félicite que les médecins, les avocats ou encore les journalistes soient tenus à un serment professionnel. Mais pourquoi seraient-ils les seuls ?

De plus en plus l’éthique devient un sujet de préoccupation dans le domaine des sciences et techniques, et pour toute la profession des ingénieurs qui est confrontée à des problématiques comme comme la pollution, les risques techniques, les inégalités sociales…
Les ingénieurs doivent faire face à une technologie qui occupe une part grandissante dans notre vie quotidienne et influence considérablement nos sociétés. Son impact est porteur de progrès, mais également de risques non négligeables.

Albert SCHWEITZER
Les pays anglo-saxons ont été les premiers en 1910 à se soucier d’éthique en demandant à leurs ingénieurs de se montrer loyaux envers leurs clients. A la fin de la seconde guerre mondiale sont apparues des préoccupations portant sur la sécurité et la santé du public.

En 1974, c’est le licenciement de plusieurs salariés ayant alerté de malfaçon sur le système de freinage du réseau ferré BART qui fera naître la notion de désobéissance et de divulgation des actes irresponsables mettant en jeu la santé ou la sécurité publique. En 2002, et à la suite d’autres scandales du même ordre, cette notion de dénonciation d’actes répréhensifs professionnels entre dans le domaine législatif aux Etats-Unis avec le Whistleblower’s Protection Act.

En France, il existe également des droits veillant à assurer l’exercice de la responsabilité : le droit de parole, le droit d’intervention, le droit d’alerte, le droit de retrait et le droit d’opposition. Certains actes tels que le harcèlement sexuel ou moral, la corruption, le travail des enfants, la sécurité, les alertes dans le domaine environnemental… sont  déjà identifiés ; et des acteurs sociaux, comme la CFDT, réfléchissent au concept de « droit de démission légitime ».

Depuis 2001, le CNISF – Conseil National des Ingénieurs et des Scientifiques de France – s’est ainsi doté d’une Charte éthique de l’ingénieur afin d’encadrer la profession des ingénieurs, et on note aujourd’hui un véritable engagement des entreprises françaises sur les questions de déontologie ; celles-ci étant dorénavant traitées au plus haut de la hiérarchie, même si la terminologie reste très variée : code, charte, guide de bonnes pratiques…

Depuis plusieurs années, Christelle Didier, docteure en sociologie, s’interroge sur l’éthique dans l’entreprise. Maître de conférences au Département d’éthique de l’université catholique de Lille depuis 1993, elle enseigne également la déontologie professionnelle, l’éthique en entreprise (en particulier l’alerte éthique), la responsabilité sociale des entreprises et le développement durable dans des écoles d’ingénieurs de commerce, dans des Masters de gestion, de sciences et de droit.

Elle a récemment co-animée, avec François Fayol, Secrétaire Général de la CFDT Cadres et spécialiste de la question de la responsabilité professionnelle, le 16ème séminaire de l’Observatoire des Cadres, sur le thème : Les ingénieurs et l’éthique – Un regard sociologique, dont un compte-rendu sera bientôt disponible.

L’étude que Christelle Didier a réalisé en 2000 auprès de 4000 ingénieurs français a permis de mettre en évidence divers comportements ou opinions  :

  • Sur la perception des problématiques liées au travail des enfants et la sécurité : un consensus se dégage parmi les ingénieurs interrogés.
  • Sur la notion de lanceur d’alerte et d’objection de conscience : ces mêmes ingénieurs se montrent très partagés quant à ce concept.
  • Sur d’autres thèmes tels que les licenciements boursiers, l’acceptation de cadeaux des fournisseurs, la surveillance des salariés à leur insu… : leurs opinions varient également considérablement.

Sur ces sujets, Christelle Didier a observé que la convergence des idées était assez nette entre les ingénieurs votant à gauche ou militants syndicaux, et les ingénieurs catholiques pratiquants. A noter par ailleurs, que seul 1% des ingénieurs déclaraient alors voter pour des extrêmes.

Références :

Christelle Didier est l’auteure de plusieurs ouvrages portant sur le regard que posent les ingénieurs sur les relations entre sciences, techniques et société, et sur la connaissance de l’univers des représentations d’un groupe social en pleine mutation, ainsi que sur ses attitudes politiques et sociales.

  • « Les ingénieurs et l’éthique. Pour un regard sociologique » – Christelle Didier – Hermès – Lavoisier – 2008
  • « Penser l’éthique des ingénieurs » – Christelle Didier -  Presses universitaires de France – 2008

François Fayol, secrétaire général de la CFDT Cadres, a rédigé en 1998 « Le guide de référence pour les chefs de service et l’encadrement du ministère de l’Equipement, Responsabilité et déontologie ».

A lire également :

Projet de loi sur l’environnement : propositions des ingénieurs et scientifiques (CNISF)

juillet 10th, 2009 dans Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

CNISFSuite au Grenelle de l’Environnement et au projet de loi portant sur l’engagement national pour l’environnement, le CNISF se positionne et propose des amendements au projet de loi : http://cnisf.org.

Propositions des Ingénieurs et Scientifiques de France concernant le projet de loi portant engagement national pour l’environnement

Le projet de loi reprend fidèlement les orientations principales proposées par les divers COMOP du Grenelle de l’Environnement, mais il n’est pas satisfaisant, car il conduit à un empilement de procédures ne facilitant pas la compréhension par les citoyens ni l’application par les élus et les administrations (Etat et Régions).

I) Commentaires généraux :

1) Le projet de loi couvre un champ très vaste et il est donc complexe.
Il modifie en particulier les codes de l’urbanisme, de la construction, de l’environnement et des collectivités territoriales. Il crée de nouveaux documents juridiques, les plans régionaux climat, de l’air et de l’énergie et les plans territoriaux correspondants, des schémas régionaux de cohérence écologique auxquels correspondent des schémas locaux. A l’interpénétration entre les dispositifs du code l’urbanisme du Titre I et ceux du code de l’environnement du Titre III, s’ajoute l’empilement des divers plans et schémas à tous les échelons territoriaux : plans locaux de l’habitat, plans de déplacements urbains, schéma de développement commercial, plans énergie –climat, plan de protection de l’atmosphère, plans locaux de l’urbanisme intercommunaux, zones de développement de l’éolien, etc… Cette situation ne facilite ni la mise en cohérence des documents et leur application par les élus locaux, ni la compréhension par les citoyens du contexte législatif dans lequel ils évoluent.
Les Ingénieurs et Scientifiques de France proposent :

  • La codification des codes modifiés, comme précisé à l’article 102 pour le code de l’environnement dans un délai précisé, et surtout simplification pour rendre lisibles les textes par les élus et fonctionnaires d’Etat et territoriaux, chargés de l’application, ainsi que pour les citoyens,
  • L’intégration des plans territoriaux climat‐énergie dans les documents d’urbanisme, SCOT, PLU et PDU, pour éviter l’empilement de textes non coordonnés entre eux.
  • La vérification de la cohérence entre les divers codes.

2) Le projet de loi doit être précisé par de très nombreux décrets, aussi peut‐on s’interroger sur la compatibilité des délais de leur publication avec les objectifs 2010 et 2020 affichés dans la loi programme.
Les Ingénieurs et Scientifiques de France demandent que le projet de loi fixe des délais dans ses dispositions finales ou qu’un compte‐rendu soit présenté par le gouvernement dans l’année qui suit la promulgation de la loi.

3) La généralisation des diagnostics et bilans énergétiques, le développement du champ des enquêtes publiques supposent que les experts en charge, diagnostiqueurs et commissaires – enquêteurs, reçoivent une formation spécifique approfondie pour mener leurs missions de la meilleure manière.
Les Ingénieurs et Scientifiques de France attirent l’attention sur le manque de professeurs dans les filières professionnelles du bâtiment, et souhaitent que le projet de loi précise que ces experts devront recevoir une formation et être agréés par l’autorité ou certifiés après leur formation.

II) Propositions des Ingénieurs et Scientifiques de France sur des points particuliers qui devraient être à l’origine d’amendements au projet de loi :

  • Au titre I, article 2, ne serait‐il pas souhaitable d’inciter plus fortement les propriétaires privés à effectuer des travaux d’économies d’énergie sans fixer de norme précise ? Une expertise pour conseiller les propriétaires privés pourrait être apportée par un réseau développé par le MEEDAT et l’ADEME. Cette organisation ne relevant pas du domaine législatif pourrait cependant être mentionnée dans l’exposé des motifs. Il est proposé d’ajouter une obligation d’effectuer des travaux d’économies d’énergie dans les bâtiments d’habitation privés chaque fois qu’un ravalement ou une modernisation de chauffage sont décidés.
  • Au titre I, avant l’article 3, il paraît souhaitable d’introduire un article pour ne pas interdire dans les marchés publics la passation de contrats de performances énergétiques globaux incluant la totalité de la prestation depuis la conception jusqu’à la réalisation et la maintenance. Il est proposé de définir dans la loi le contenu du contrat de performances énergétiques pour ce qui concerne les marchés publics.
  • Au titre I, article 4 modifiant l’article L.111‐6‐1, on ne comprend pas bien pourquoi est mentionné seulement le dispositif individuel. Il est proposé d’ajouter « et collectif » après individuel.
  • Au titre I, article 9, les divers documents mentionnés font en grande partie double emploi avec les documents d’urbanisme existants (SCOT, PLU et PDU notamment) ; il serait indispensable de prévoir les liens entre ces divers documents conformément à la remarque faite en 2) ci‐dessus. Il est proposé d’indiquer que les documents d’urbanisme comportent un volet climat‐énergie.
  • Au titre I, article 11, modifiant l’article L.128‐1 du code de l’urbanisme, il est prévu en plus des dérogations de densité, une dérogation visant le gabarit ; cette dérogation est dangereuse, car elle peut conduire à des constructions ne s’intégrant pas dans le voisinage. Il est proposé de supprimer toute mention de gabarit.
  • Au titre I, article 11, la rédaction ne prend pas en compte les réseaux urbains de chaleur. Il est proposé d’ajouter à l’énumération « ou raccordé à un réseau de chaleur »
  • Au titre II, article 16, 2°), est mentionnée parmi les missions des AOT la mise à disposition de bicyclettes pour une durée limitée ; d’autres services peuvent être proposés ; il paraît souhaitable d’élargir la formulation. Il est proposé de remplacer par « y compris l’organisation de services de mobilité destinés à faciliter les déplacements par tous moyens de transport individuels et collectifs et assurer leur intégration ».
  • Au titre II, on peut regretter que la question du péage urbain ne soit pas traitée ainsi que d’une façon plus générale la question du financement des transports collectifs tant en province qu’en Ile de France. Il s’agit non seulement du financement de leurs investissements mais également de celui de leur fonctionnement. Il est proposé qu’à l’occasion du vote de la loi, le Parlement demande au gouvernement de réunir les partenaires concernés (AOT, départements, régions, représentants des exploitants et SNCF) pour définir en commun des propositions fixant un cadre financier à moyen terme.

Le métier d’ingénieur territorial

juin 23rd, 2009 dans Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Les ingénieurs territoriaux sont des cadres d’emploi de catégorie A, issus des filières scientifique ou technique, et exerçant leurs fonctions au sein des régions, des départements, des communes, des offices publics d’HLM, des laboratoires d’analyses chimiques ou d’eau, ou encore de tout autre établissement public relevant des collectivités.

La France compte aujourd’hui près de 15 000 fonctionnaires ayant le grade d’ingénieur territorial.
Leurs compétences couvrent les domaines de l’ingénierie, de la gestion technique et architecturale, des infrastructures et des réseaux, de la prévention et de la gestion des risques, de l’urbanisme, de l’aménagement et des paysages, de l’informatique et des systèmes d’information.
Photo : Domi Riser

2 concours permettent d’accéder au titre d’ingénieur territorial.

Le concours externe : il est ouvert à tous les candidats titulaires d’un diplôme d’ingénieur habilité par l’Etat après avis de la CTI, d’un diplôme d’architecte (en application avec la loi du 3 janvier 1971), d’un diplôme de géomètre expert délivré par l’Etat, ou encore d’un diplôme ou d’un titre délivré par l’Etat d’un niveau au moins équivalent à Bac+5 en lien avec l’une des spécialités au programme.
Ce recrutement représente environ 75 % des postes à pourvoir.

Ce concours regroupe plusieurs épreuves :

  • La rédaction d’une note qui tiendra compte du contexte technique, économique ou juridique lié à l’analyse d’un dossier en rapport avec la spécialité choisie par le candidat.
  • Un entretien qui permettra tout à la fois d’apprécier les connaissances et les aptitudes du candidat, mais aussi ses capacités à s’intégrer dans un environnement professionnel spécifique et à y résoudre des problèmes techniques ou d’encadrement.
  • Une épreuve facultative de langue étrangère basée sur la traduction, le suivi de conversation et la rédaction d’un texte.

Le concours interne : il est quant à lui ouvert à tous les fonctionnaires de catégorie B justifiant d’au moins 4 années de services effectifs dans cette catégorie.

Le concours porte sur :

  • Une épreuve écrite de mathématiques appliquées et de physique appliquée.
  • La rédaction d’une note à partir d’un dossier portant sur la spécialité choisie par le candidat.
  • L’établissement d’un projet ou d’une étude portant sur l’une des options, choisie par le candidat au sein de la spécialité dans laquelle il concourt.
  • Un entretien qui permettra d’évaluer l’expérience, les connaissances et les aptitudes du candidat en rapport avec l’une des options choisie par le candidat au sein de la spécialité dans laquelle il concourt. Cet entretien visera ensuite à apprécier sa capacité à analyser son environnement professionnel ainsi que son aptitude à y résoudre les problèmes techniques ou d’encadrement.
  • Une épreuve facultative de langue étrangère

En ce moment Jobingénieur propose une dizaine de postes ingénieur dans la fonction publique et les collectivités.

Quelques liens pour trouver une information complète sur le métier d’ingénieur territorial :

- AITF – Association des Ingénieurs Territoriaux de France.
- Le programme des concours de la FPT sur le site carrieres-publiques.com.

Rendez-vous également les 24, 25 et 26 juin prochains à Lyon – Eurexpo aux Assises Nationales de l’Ingénierie Territoriale 2009.

Ingénieur vert : un métier d’avenir

juin 17th, 2009 dans Emploi, Le Mag de Jobingénieur par Lola Marc - Webmestre

Les bons résultats des listes écologistes le 07 juin dernier prouvent l’intérêt grandissant des euro-citoyens pour les problématiques liées au développement durable. Ainsi l’ingénieur vert, longtemps considéré comme la bête noire de l’entreprise, trouverait enfin sa juste place dans nos sociétés.
Photo : Vincent Montibus

Jusque dans les années 80, l’ingénieur environnement était le plus souvent jugé comme un militant farfelu qui, en parlant de pollution, freinait la production de l’entreprise.
Dans les années 90, avec les conférences de Stockholm, puis de Rio, apparaît le concept de développement durable ; il devient alors un alibi pour la bonne image de l’entreprise.
Depuis la dernière décennie, l’ingénieur environnement est devenu un métier à part entière, même si sa marge de manœuvre varie selon la taille de l’entreprise et le secteur d’activité.

Sur Actu-Environnement, Sébastien DESILLONS, chef du service régional de l’environnement industriel de la DRIRE Ile-de-France, déclarait récemment : « L’environnement est pris très au sérieux par les chefs d’entreprise. Cependant, la position de l’ingénieur environnement dans l’organigramme est liée à la personnalité du dirigeant, à sa sensibilité. Mais malgré le contexte économique actuel, la tendance de fond est là. Sur le long terme, cette fonction s’imposera. L’augmentation de la réglementation, les attentes sociétales y seront pour beaucoup. Aujourd’hui, on ne peut pas faire d’économies sur cette fonction, il y a des lois, des tribunaux. Le procès de l’Erika et la responsabilité de Total sont la preuve de cette évolution sociétale. »

Pour autant, le rôle de l’ingénieur environnement mène encore souvent à la schizophrénie. Pris entre plusieurs feux, ceux de l’entreprise mais aussi ceux de l’environnement, l’ingénieur vert doit faire preuve d’un grand sens du compromis. Ses choix sont à la fois dictés par des enjeux économiques, environnementaux et sociaux, car tout projet industriel ou ouvrage d’ingénierie ont des répercussions sur la population, les écosystèmes et les générations futures.
De l’aéronautique à l’informatique, de l’électroménager à l’industrie pharmaceutique, l’ingénieur d’aujourd’hui doit restreindre les effets des produits qu’il conçoit sur l’environnement, et ce durant toute leur durée de vie : depuis l’extraction de la matière première jusqu’à leur recyclage.

De nombreux experts et économistes s’accordent à dire que l’extension des énergies renouvelables et les concepts de développement durable seront les nouveaux moteurs de la relance économique ; et les élèves-ingénieurs qui sont en capacité d’intégrer ces concepts partent en tête sur le marché de l’emploi de demain.

Cette alternative se confirme avec la Commission Européenne qui s’est fixée un objectif de 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020, ce qui devrait favoriser, selon une étude récente, la création de 410 000 postes supplémentaires dans la filière. Le secteur des énergies renouvelables atteindrait alors les 2,8 millions d’emplois, pour une valeur ajoutée égale à 1,1 % du PIB de l’Union Européenne.

Et Andris PIEBALGS, Commissaire européen en charge de l’énergie, de préciser sur le site du Journal du Développement Durable : cette étude est « la preuve que les bénéfices des énergies renouvelables au niveau de la sécurité des approvisionnements et de la lutte contre le changement climatique peuvent aller de pair avec les avantages économiques. »

Pour compléter cette information, rendez-vous sur le site de l’AFITE – Association Française des Ingénieurs et Techniciens de l’Environnement.

Et retrouvez toutes les offres d’emploi liées à l’environnement sur Jobingénieur.

La revue de presse des ingénieurs

avril 15th, 2009 dans Emploi, Opinion par Lola Marc - Webmestre

En mars, la Tribune révèle ce que les ingénieurs constatent depuis déjà quelques mois, l’emploi des cadres s’est effondré en France. A titre de baromètre, le volume des offres d’emploi publiées par l’Apec (association pour l’emploi des cadres) aurait chuté de 33% en février par rapport à février 2008. Tous les secteurs seraient touchés, avec une baisse encore plus importante pour le moteur de l’économie durant ces dernières années, l’informatique, avec 40% d’offres en moins sur le site emploi sus-mentionné.

Les analyses et les chiffres varient. Métro semble plus rassurant. Le 30 mars dernier, le gratuit titrait « Informatique : le secteur ne cède pas à la panique ». Malgré la crise, la filière « maintient son taux de chômage en dessous des 5%… »

Mais alors qui recrute encore des informaticiens ? Toujours selon Métro ce serait les petites entreprises : « Les SSII, et notamment les plus petites d’entre elles (moins de 250 salariés) qui, en volume, représentent plus 80% du secteur. Par exemple, d’ici à la fin de l’année, Venedim, SSII spécialisée dans le stockage et la virtualisation des données, recrutera 50 consultants spécialisés en informatique, de bac + 2 à bac + 5. Les salaires d’embauche oscillent entre 35 000 et 80 000 euros brut par an, en fonction de l’expérience du candidat. [...]« 

Toutes les régions ne sont pas touchées équitablement. La région PACA par exemple, fortement industrialisée avec le bassin de Fos-sur-mer et le Port Autonome de Marseille, multiplie les annonces de chômage partiel et d’usines en baisse de production ou temporairement stoppées. Les ingénieurs, souvent aux commandes des chaines de production, sont eux-aussi concernés.

Selon Ouest France, certaines régions comme la Normandie, prévoit une chute des embauches de cadres de l’ordre de 31% en 2009.

Jobingénieur – n’étant pas encore présent début 2008 – n’est donc pas en mesure de publier un comparatif sur les tendances du marché de l’emploi des ingénieurs. Cependant les résultats de notre sondage en ligne sont aussi plutôt alarmistes sur la crise et la situation professionnelle des ingénieurs.

Sur 112 votants, 70% des ingénieurs annoncent déjà en subir les conséquences. Seuls 12% ne seraient pas concernés.

En matière de secteurs, même disparités, les marchés innovants se portent bien et continuent d’embaucher. Comme expliqué dans cet article du Figaro sur les nouveaux emplois de l’agriculture verte :

« Étienne Vitret en est l’illustration vivante. Son diplôme d’ingénieur agronome de l’ESA en poche (École supérieure agricole d’Angers), ce fils d’agriculteurs de l’Indre, décroche son premier job en 1998 dans un bureau d’études à Caen spécialisé dans les énergies biomasses, comme le chauffage au bois.[...] En 2005, [...] il devient directeur du syndicat Smictom Vals Aunis qui emploie une centaine de personnes. Il garde son salaire de la région parisienne, 3 400 euros net, mais bénéficie d’une meilleure qualité de vie. »

Enfin, de nombreuses entreprises continuent d’annoncer des recrutements cadres importants. L’Usine Nouvelle fait le point dans un article intitulé « Les entreprises qui recrutent en 2009″ publié en date du 12 février : « Malgré un contexte économique peu favorable, les groupes industriels et de services aux entreprises de plus de 2000 salariés recrutent : près de 110000 CDI prévus en France pour 2009. On les trouve surtout dans l’environnement, les transports et l’énergie.[...]« 

- La Tribune – 18/03/2009
En février, l’emploi des cadres s’est effondré en France

- Métro – 30/03/2009
Informatique : le secteur ne cède pas à la panique

- Ouest France
Normandie : coup de frein sur l’emploi des cadres

- L’Usine Nouvelle – 12/02/2009
Les entreprises qui recrutent en 2009

La revue de presse des ingénieurs Jobingénieur – Edineos SAS

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- La revue de presse de février 2009

8ème Forum Ingénieries-étudiants-Jeunes diplômés le 22 octobre 2009

mars 31st, 2009 dans Uncategorized par Lola Marc - Webmestre

8ème FORUM INGÉNIERIES-ÉTUDIANTS-JEUNES DIPLÔMÉS le 22 octobre 2009, Cnit Paris La Défense.

- Le frum 2008
1 000 professionnels
1 200 étudiants et jeunes diplômés
93 écoles d’ingénieurs et universités
50 exposants

Qui participe ?
- Les ingénieries
- Les maîtres d’ouvrages publics
et privés
- Les donneurs d’ordre industriels
- Les partenaires de l’ingénierie
- Les ingénieristes de demain (ingénieurs et techniciens)

La place de l’ingénierie en 2008 en France

- 215 000 emplois dont près de 50 % d’ingénieurs et cadres
- CA de 36 milliards d’euros dans le monde
- 3,5 millions d’emplois hautement qualifiés
- CA : 230 milliards d’euros

Plus d’infos sur le forum de l’ingénierie ?
- Site web du Syntec Ingénierie

Lancement de reseau-ingenieurs.com

mars 30th, 2009 dans Uncategorized par Lola Marc - Webmestre

Jobingénieur lance en version Bêta Reseau-ingenieurs.com, un réseau social dédié à la communauté des ingénieurs : écoles d’ingénieurs, associations d’anciens, BDE, projets d’élèves et recruteurs.

Reseau-ingenieurs.com vous permet de créer très simplement votre profil sur le réseau social puis d’initier des groupes et développer votre réseau professionnel par centres d’intérêts.

Pourquoi un réseau social dédié aux ingénieurs ?

Edineos SAS perçoit l’émergence des réseaux sociaux comme préfigurant le Web de demain, un Web riche en contenu généré par les internautes. Un réseau axé autour de sites éditoriaux et participatifs dits transversaux, dédiés à des communautés d’intérêts par localisation ou par affinité. Aussi nous croyons important d’initier des nouveaux usages et services pour accompagner cette évolution du réseau.

A l’image de ParisTech Libres Savoirs (Plus de 2000 ressources pédagogiques des dix Grandes Ecoles d’ingénieurs de ParisTech en libre accès), le réseau social des ingénieurs est distribué sous licence libre Creative Commons.

Reseau-ingenieurs.com constitue une première en France à double titre, c’est un des tous premiers réseaux sociaux dédiés à un corps de métier et c’est une des rares initiatives privées distribuées sous Licence Libre.

Edineos SAS, à l’initiative du réseau social des ingénieurs et de Jobingénieur, le site emploi des ingénieurs , met ainsi à votre disposition un outil participatif simple et puissant.

Pour tester la version bêta, c’est ici : http://www.reseau-ingenieurs.com